3Les terrasses agricoles
Pour nourrir la famille, en plus du travail de maçon de mon père, nous cultivons fruits et légumes sur notre terrasse située sous le Castet. Moi, je m’occupe des brebis, des volailles et des porcs que nous élevons.
La colline est étroitement liée à la vie du bourg qui se juche en son sommet. Sa mise en culture contribue en bonne partie à nourrir ses habitants. Les meilleures terres et les plus belles parcelles appartiennent au seigneur, à son entourage et aux chevaliers. Elles sont exploitées par des paysans qui paient un loyer en nature (la tenure). Puis le reste est cultivé par la majorité des autres familles du bourg. Ces habitants ne sont pas des paysans, mais des familles d’artisans, de commerçants, de soldats, etc. La colline offre suffisamment d’espace pour que chaque famille puisse posséder un lopin de terre afin de cultiver légumes et fruits. Le bétail est gardé et peut en partie paître dans de vastes enclos, tandis que les cochons sont emmenés pour glaner dans les parties de la colline encore boisées. La plaine est quant à elle réservée à la culture céréalière et des légumineuses.
À la recherche de vestiges sur la colline
L’environnement du village est étroitement lié au quotidien de ses habitants. Les anciens compoix (ancêtre du cadastre qui n’était pas cartographié mais écrit), ainsi que les anciens noms de lieux, et les vestiges encore visibles sur la colline apportent des indications sur la répartition des activités agricoles sur la colline. Bien que tous ces éléments valent plus particulièrement pour les XVIIe – XIXe siècles, une fois que le castrum est délaissé, cela donne tout de même en filigrane une vague idée de comment était utilisée la colline du Castet.
La forêt a aujourd’hui repris ses droits mais la colline était un espace ouvert parcouru par des chemins et même un réseau viaire. Vous marchez actuellement sur le chemin principal d’accès au castrum. Il reliait directement le village bas, installé en plaine à la confluence du Job et du ? A cette confluence est d’ailleurs implanté l’église paroissiale, qui est d’ailleurs l’élément principal du village bas
(origine du village bas d’Izaut)
Des terrasses ont été construites versant sud de la colline pour la culture potagère et recevoir des vergers. La vigne était courante. Les grands enclos visibles plus à l’est servent à l’agro pastoralisme, soit pour des troupeaux modestes, ou pour parquer des troupeaux plus importants. Une bonne partie nord et ouest est probablement couverte de chênes et de châtaigniers, permettant le glanage par les cochons.