Consolidation des murs encore en élévations et ceux exhumés lors des fouilles
Stabilisation des vestiges menaçant de s’effondrer
Plusieurs chantiers de jeunes ont été organisés entre 2015 et 2018 (association CHAM), et des professionnels ont pris le relais depuis et interviennent chaque année. La stabilisation des murs menaçant de s’effondrer était la priorité pour l’association. Les premières campagnes de consolidation ont concerné le château avec des interventions sur le donjon, le rempart et le logis est. Les ruines, souvent fragilisées par des siècles d’abandon, de végétalisation ou d’érosion, nécessitent des interventions ciblées :
- stabilisation des parements par nettoyage puis rejointoiement à la chaux, et lorsque nécessaire remontage très partiel ;
- renforcement des maçonneries par injection de liants adaptés ;
- parfois reconstruction partielle des éléments menacés d’effondrement, comme la pose des chaînages d’angle disparus ou des parements effondrés.
L’association a pris soin de privilégier des matériaux compatibles avec les originaux (pierre locale, mortiers à la chaux).
Intervention sur les murs découverts pendant les fouilles
La consolidation des vestiges bâtis mis au jour lors de fouilles archéologiques est une étape essentielle qui nécessite une intervention rapide. Elle consiste à stabiliser les structures fragilisées par le temps restées enfouies (murs, fondations, sols, etc.) afin d’éviter leur dégradation ou leur effondrement après la fouille. Cela a été le cas dans le château et le village, pour l’ensemble des restes de murs sortis de terre. Dans le château, certains murs ont été partiellement reconstruits, ceci afin de stopper l’érosion mais surtout pour rendre visible le tracé du rempart, ou compréhensible les espaces ou la division en plusieurs pièces. Cela a aussi été le cas d’un escalier permettant l’accès au logis fouillé.
Les travaux de valorisation en parallèle de la consolidation des murs
Cette consolidation est réalisée en parallèle de tout un travail de mise en valeur touristique et pédagogique. L’aménagement du théâtre de verdure avec la scène dotée d’un garde-corps sera complété par d’autres installations qui viseront à concilier conservation, lisibilité et accessibilité, tout en respectant l’authenticité des vestiges. Ceci s’inscrit dans un projet global s’intitulant « le chemin médiéval », qui consiste à suivre la visite du site avec des renseignements à la fois scientifiques et ludiques sur les résultats des recherches archéologiques.
Mise en protection du site contre les pillages
Les sites patrimoniaux et archéologiques sont trop souvent victimes de fouilles clandestines et de pillages. Qu’il s’agisse d’actes organisés à des fins de revente ou de collectes par passion ou simple curiosité, ces pratiques restent illégales et sévèrement réprimées par la loi.
Selon l’article L.531-1 du Code du patrimoine : Toute fouille ou sondage, même sur un terrain privé, visant à découvrir des objets ou monuments historiques, archéologiques ou artistiques est interdit sans autorisation préfectorale (à demander à la DRAC de votre région). Attention : les détectoristes ont souvent des fausses autorisations de la DRAC.
Selon les articles L.542-1 et L.542-2 du Code du patrimoine : L’utilisation d’un détecteur de métaux nécessite une autorisation préfectorale (demandée au Service Régional de l’Archéologie de la région) et l’accord écrit du propriétaire du terrain (attention : les détectoristes ont souvent des fausses autorisations de la DRAC). Cette demande doit répondre à un cahier des charges scientifique précis et clairement défini.[/encadre]
Les sites dans le secteur d’Izaut-de-l’Hôtel sont surveillés par les membres de l’association, des archéologues, des spéléologues avertis et une population de plus en plus sensible sur ces questions. Cette vigilance est en relation directe avec les autorités de l’État, la gendarmerie et l’association nationale HAPPAH (Halte Au Pillage du Patrimoine Archéologique et Historique).
Les personnes enfreignant ces lois s’exposent à des sanctions sévères de la part de la justice chargée de les faire respecter.
Ne cédons pas à ces actes égoïstes et malencontreusement souvent alimentés par l’appât du gain, qui ne respectent pas notre patrimoine. Ensemble, protégeons notre histoire et notre passé commun, pour nous tous et les générations futures.

